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Atlas · Hanche

Moyen fessier

Le moyen fessier aide à stabiliser votre bassin quand vous marchez, montez des escaliers ou vous tenez sur une jambe. Une sensibilité dans la partie haute de son corps musculaire se distingue d’une douleur de son tendon, sur le côté externe de la hanche. Une douleur en position couchée sur le côté et dans les escaliers appelle souvent une évaluation des tendons fessiers, plutôt que des massages répétés sur l’os douloureux de la hanche.

Moyen fessier
Région anatomique
Hanche
Points-gâchettes
4
documentés dans ce muscle
Symptômes fréquents
4
profils répertoriés
Causes fréquentes
4
facteurs contributifs

Vue d’ensemble du muscle

Symptômes et premières mesures

Premières mesures pratiques

  • Quand vous dormez sur le côté, soutenez la jambe du dessus avec un oreiller et évitez toute pression directe sur la hanche douloureuse.
  • Réduisez temporairement les côtes ou les escaliers les plus gênants, tout en gardant une marche confortable.
  • Commencez par un renforcement doux des abducteurs et progressez selon la fonction et la réaction du lendemain ; ne roulez pas avec force sur le grand trochanter.

Quand demander une évaluation

  • Une évaluation urgente est nécessaire après une chute avec impossibilité de prendre appui, en cas de hanche chaude et gonflée ou de fièvre.
  • Une nouvelle boiterie marquée, une faiblesse importante des abducteurs, une douleur persistante à l’aine ou une douleur après une opération de la hanche justifient une évaluation clinique.
  • Rendez-vous aux urgences en cas de nouvelle rétention urinaire ou de perte du contrôle de la vessie, d’engourdissement en selle (région du périnée) ou de faiblesse des jambes qui s’aggrave rapidement. Un nouveau pied tombant ou un engourdissement persistant nécessite une évaluation rapide.

Distinguez le corps musculaire situé sous la crête iliaque du tendon qui entoure le grand trochanter. Une douleur à l’appui sur une seule jambe peut justifier une évaluation du tendon ; une bascule du bassin est une observation fonctionnelle dont les causes possibles sont multiples.

Examen, palpation et données thérapeutiques

Vue d’ensemble illustrée

Moyen fessier

Le bleu met le muscle en évidence. Les croix indiquent des emplacements représentatifs de points-gâchettes ; les zones ombrées montrent où une douleur projetée peut être ressentie. Ces exemples ne correspondent pas un à un aux points numérotés ci-dessous. Les schémas varient et ne permettent pas de diagnostiquer la cause de la douleur.

Les légendes de l’image sont en anglais.

Vue d’ensemble illustrée

Gluteus Medius · Trigger-point examples 1

Representative source regions. The illustrated markers and pain pattern are not individual assignments to the numbered trigger points.

Les légendes de l’image sont en anglais.

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Points-gâchettes

1. TrP1

Localisation. Côté de la hanche, partie supérieure de la fesse

Carte des points-gâchettes
Moyen fessier — Gluteus Medius · Trigger-point examples 1Ouvrir l’image en taille réelle

Illustration régionale du muscle ; elle ne correspond pas à une carte individuelle du point-gâchette numéroté sélectionné.

Carte de la douleur projetée
Moyen fessier — Carte de la douleur projetéeOuvrir l’image en taille réelle

Illustration régionale du muscle ; elle ne correspond pas à une carte individuelle du point-gâchette numéroté sélectionné.

Douleur projetée. Côté de la hanche, bas du dos, face externe de la cuisse

Projection douloureuse

  • Côté de la hanche
  • Bas du dos
  • Face externe de la cuisse
  • Fesse
  • Près de l'articulation sacro-iliaque

Comment cette douleur se manifeste

Elle peut apparaître à la marche ou lors d’une charge inhabituelle ; la seule sensibilité à la palpation ne permet pas de distinguer le muscle des structures voisines. Une douleur en se couchant sur la hanche, ou lorsque le genou du dessus retombe vers l’intérieur, est un indice utile d’un tendon fessier sensible à la compression.

Témoignages de patients

  • Douleur sur le côté de la hanche
  • Douleur en position couchée sur le côté
  • Douleur lombaire sourde
  • Douleur de la face externe de la cuisse
  • Difficulté à marcher

Facteurs aggravants

  • Position couchée du côté affecté
  • Marche
  • Course
  • Activités unipodales
  • Station debout prolongée
Voir les exercices associés (25)

Symptômes décrits par les patients

Douleur sourde en haut et sur le côté de la fesse Elle peut apparaître à la marche ou lors d’une charge inhabituelle ; la seule sensibilité à la palpation ne permet pas de distinguer le muscle des structures voisines.

Douleur sur le côté externe de la hanche au lit Une douleur en se couchant sur la hanche, ou lorsque le genou du dessus retombe vers l’intérieur, est un indice utile d’un tendon fessier sensible à la compression.

Difficulté dans les escaliers ou en appui sur une jambe Notez la douleur, l’usage de la rampe et toute boiterie : ces gestes sollicitent l’ensemble du système des abducteurs de la hanche.

Douleur sourde qui s’étend vers la cuisse ou le dos Un chevauchement des douleurs projetées est possible ; examinez le rachis ou l’articulation de la hanche lorsque les symptômes ou l’examen y conduisent.

Causes fréquentes

Une modification du volume de marche ou de course Davantage de côtes, de vitesse ou de distance peut dépasser votre capacité du moment, sans que le muscle soit pour autant lésé.

Une compression prolongée du côté de la hanche Jambes croisées, position couchée sur le côté et appui sur une seule hanche peuvent aggraver un tendon symptomatique.

Une capacité réduite après une période d’inactivité ou une opération La rééducation doit tenir compte de l’intervention et de l’examen ; une faiblesse ne signifie pas automatiquement la présence d’un point-gâchette.

Une récupération insuffisante entre des journées exigeantes Un journal d’activité et de symptômes peut révéler des charges répétées que l’on peut ajuster ; il n’existe pas de posture idéale unique du bassin.

Pour les professionnels de santé et la formation supervisée

Référence clinique

Servez-vous de la carte pour orienter l’examen ; consignez la répartition réelle de la douleur habituelle, en parallèle des constatations sur le mouvement, la mise en charge et l’état neurologique.

Anatomie et palpation

Rapports anatomiques

Le moyen fessier s’étale en éventail depuis la face externe de l’ilium, sous la crête iliaque, jusqu’aux faces latérale et supéropostérieure du grand trochanter. Il écarte la hanche (abduction) et contribue au contrôle du bassin à l’appui. Ses portions antérieure et postérieure participent différemment à la rotation selon la position.[4]

  • Crête iliaque : le bord supérieur du bassin, au-dessus du corps musculaire.
  • Grand trochanter : le repère osseux latéral où s’insère le tendon.
  • Les fibres postérieures sont en partie recouvertes par le grand fessier ; les fibres antérieures se situent derrière le tenseur du fascia lata.

Structures voisines. Le petit fessier se trouve en profondeur du moyen fessier. Les nerfs et vaisseaux glutéaux supérieurs passent entre les deux couches ; le tendon, les bourses séreuses et le tractus iliotibial sont proches du trochanter.

Palpation

Position du patient. Allongé sur le côté confortable, jambe du dessus soutenue afin que la hanche ne soit pas entraînée en adduction.

Repérer les structures anatomiques

  • Suivre la crête iliaque, puis repérer le grand trochanter par une rotation douce de la hanche.
  • Examiner séparément la zone charnue située sous la crête et la région du tendon au niveau du trochanter.

Déroulement de l’examen

  1. Utiliser un contact large et doux sur la partie supérieure latérale du muscle ; une brève abduction à faible effort peut aider à repérer son bord.
  2. Comparer la sensibilité musculaire locale à la douleur trochantérienne habituelle reproduite par une palpation légère de la région du tendon ; noter le siège exact.

Consigner les constatations

  • Une douleur habituelle provoquée par une bande musculaire sensible peut étayer une contribution myofasciale.
  • Une sensibilité trochantérienne localisée avec douleur à la mise en charge du tendon appelle un examen centré sur le tendon, même lorsque le corps musculaire est lui aussi douloureux.

Limites et précautions

  • Ne pas qualifier toute sensibilité du côté externe de la hanche de bursite ou de point-gâchette.
  • Éviter les pressions fortes et répétées sur le trochanter ou sur des tissus récemment opérés.
  • La palpation ne démontre pas une rupture et ne permet pas de distinguer de façon fiable le petit fessier profond du moyen fessier.
[4][3][6]

Examen et tests

3

Abduction de la hanche contre résistance[6][5][11]

Évaluer l’ensemble muscle-tendon latéral de la hanche et distinguer un effort limité par la douleur d’une faiblesse importante.

Position
Allongé sur le côté opposé, jambe symptomatique au-dessus, hanche proche de la position neutre et bassin soutenu ; une variante sur le dos est possible si la position latérale est douloureuse.
Technique
Le professionnel de santé stabilise le bassin et oppose progressivement une résistance à l’élévation de la jambe du dessus, à l’écart de la ligne médiane. Comparer avec l’autre côté le siège de la douleur, la force et les compensations du tronc.
Résultat positif
La douleur latérale habituelle de la hanche est reproduite, ou la force est nettement diminuée dans des conditions comparables.
Interprétation
Une douleur trochantérienne à l’effort fait suspecter une tendinopathie fessière ; une faiblesse importante conduit à rechercher une rupture tendineuse ou une atteinte neurologique.
Limites
Le moyen fessier, le petit fessier et d’autres muscles y contribuent. La douleur peut inhiber la force. Ce test ne permet ni d’isoler le petit fessier, ni d’identifier un point-gâchette, ni de prouver une rupture.

Appui sur une jambe et observation du signe de Trendelenburg[6][5]

Distinguer une douleur latérale habituelle de la hanche sous charge d’une difficulté distincte à contrôler le bassin.

Position
Debout à côté d’un plan de travail, avec un professionnel de santé prêt à prévenir une chute.
Technique
Lever l’autre pied et rester sur la jambe symptomatique jusqu’à 30 secondes si c’est toléré. Noter la douleur habituelle et son moment d’apparition, la bascule du bassin, l’inclinaison du tronc et le soutien nécessaire. Répéter sur l’autre jambe.
Résultat positif
Une douleur latérale de la hanche pendant le maintien constitue la réponse de provocation douloureuse. Une bascule du bassin du côté opposé ou une inclinaison marquée du tronc est une observation fonctionnelle distincte.
Interprétation
La douleur aide à évaluer un tableau de tendinopathie fessière. La bascule du bassin révèle un problème de sollicitation des abducteurs à explorer, ainsi qu’un repère fonctionnel de départ à réévaluer.
Limites
Le protocole de 30 secondes a été étudié dans une petite cohorte de patients symptomatiques, avec l’IRM comme référence. L’équilibre, la douleur, une atteinte de la hanche et des facteurs neurologiques influencent le résultat ; la bascule du bassin n’est pas un signe de point-gâchette.

Rotations passives de la hanche et dépistage d’une atteinte articulaire[5][11]

Vérifier si l’articulation contribue aux symptômes latéraux de la hanche.

Position
Allongé sur le dos, bassin soutenu ; hanche et genou positionnés par le professionnel de santé.
Technique
Comparer en douceur les rotations interne et externe passives ainsi que la flexion, de chaque côté. Noter si la limitation reproduit une douleur à l’aine, une douleur latérale ou une raideur indolore en fin d’amplitude.
Résultat positif
Douleur habituelle à l’aine, restriction passive marquée ou accrochage douloureux.
Interprétation
Renforce l’hypothèse d’une atteinte de l’articulation de la hanche et peut modifier le choix des exercices ou conduire à une évaluation complémentaire.
Limites
La perte d’amplitude et la douleur ne sont spécifiques ni de l’arthrose ni d’une atteinte du labrum ; aucun test passif ne confirme un point-gâchette fessier.

Distinguer les autres causes

Tendinopathie fessière / syndrome douloureux du grand trochanter[6][5]

Constatations pertinentes. Sensibilité osseuse latérale localisée, douleur en position couchée sur le côté et douleur habituelle lors de la mise en charge des abducteurs ou de l’appui sur une jambe.

Étape suivante. Recourir à une évaluation combinée du tendon et mettre en place une gestion adaptée de la charge. Une faiblesse marquée persistante peut justifier une imagerie à la recherche d’une rupture.

Arthrose de la hanche ou autre atteinte articulaire[5]

Constatations pertinentes. Douleur à l’aine avec diminution des rotations passives, raideur et difficulté à enfiler ses chaussettes.

Étape suivante. Évaluer la mobilité et la fonction de l’articulation plutôt que d’étirer sans discernement le côté de la hanche.

Douleur projetée d’origine lombaire ou radiculopathie[10][11]

Constatations pertinentes. Symptômes liés au dos, douleur modifiée par les mouvements lombaires, ou déficit sensitif, réflexe ou de force dans la jambe.

Étape suivante. Réaliser un examen lombaire et neurologique ; des déficits objectifs qui s’aggravent nécessitent une orientation rapide.

Choix et progression du traitement

Soins dispensés par un professionnel de santé

Ondes de choc focalisées pour une douleur persistante des tendons fessiers / syndrome douloureux du grand trochanter[1]

Quand l’envisager. Douleur latérale persistante de la hanche évaluée comme une tendinopathie fessière ou un syndrome douloureux du grand trochanter, en particulier lorsque la prise en charge par mise en charge progressive n’a pas suffi.

Le professionnel de santé repère la région symptomatique du tendon ou du trochanter et applique des ondes de choc focalisées, en parallèle d’un programme de mise en charge progressive. Une sensibilité limitée au corps musculaire ne suffit pas à retenir cette voie centrée sur le tendon.

Dosage et réévaluation
L’essai de 103 personnes a utilisé trois séances hebdomadaires associées à des exercices ; cette série décrit celle de l’essai et n’établit pas de dose optimale.
Progression
Faire le point vers 6 à 8 semaines sur la douleur nocturne, la position couchée sur le côté et la fonction à la marche et dans les escaliers ; poursuivre la mise en charge progressive du tendon selon la tolérance.
Quand arrêter ou réévaluer
Réévaluer avant de poursuivre en cas de faiblesse marquée des abducteurs, de nouvelle impossibilité de prendre appui ou d’aggravation de la fonction.
Données et limites
À 2 mois, la douleur moyenne était de 2,0/10 après ondes de choc focalisées contre 4,7 après un traitement simulé de faible énergie, à partir de 6,3 dans les deux groupes ; les résultats fonctionnels étaient en général en faveur du traitement jusqu’à 6 mois. Ces résultats concernent le syndrome douloureux trochantérien, et non un relâchement sélectif de points-gâchettes du moyen ou du petit fessier.

Soins dispensés par un professionnel de santé

Puncture sèche comme alternative interventionnelle pour un syndrome douloureux du grand trochanter évalué[2]

Quand l’envisager. Syndrome douloureux latéral de la hanche diagnostiqué, lorsque le patient et le professionnel de santé envisagent la puncture sèche ou une infiltration de corticoïde.

Discuter d’un essai limité de puncture sèche, ciblé d’après un examen régional de la hanche, tout en poursuivant la gestion de la charge. L’essai n’a pas isolé un muscle fessier précis ni établi de réparation du tendon.

Dosage et réévaluation
Dans ce petit essai, le traitement et l’observation ont duré six semaines ; aucun nombre universel de séances n’en est déduit.
Progression
Vérifier entre 3 et 6 semaines une tâche choisie par le patient, comme les escaliers ou la marche, puis décider si d’autres procédures apportent un bénéfice utile supplémentaire.
Quand arrêter ou réévaluer
Réévaluer en cas d’augmentation durable de la douleur, de nouveaux symptômes neurologiques ou d’une faiblesse qui s’aggrave.
Données et limites
Chez 43 personnes (50 hanches), la puncture sèche a respecté la marge de non-infériorité prédéfinie par rapport à l’infiltration de cortisone pour la douleur et la fonction à six semaines. Elle n’a pas été comparée aux exercices seuls et n’établit pas de supériorité durable.

Autosoins et activité

Réduire la compression douloureuse du côté de la hanche[7]

Quand l’envisager. Douleur du côté externe de la hanche aggravée par la position couchée sur le côté, les jambes croisées ou l’appui déhanché sur une seule hanche, en particulier en cas de suspicion de tendinopathie.

Essayez de vous allonger sur le dos, ou sur le côté confortable avec un oreiller qui soutient les deux genoux et les deux chevilles. Empêchez la hanche douloureuse du dessus de retomber au-delà de la ligne médiane. Interrompez les longues stations debout en appui sur une jambe et raccourcissez temporairement les séances douloureuses en côte ou dans les escaliers.

Dosage et réévaluation
À utiliser pendant les activités qui provoquent la douleur et pendant le sommeil ; choisissez les changements selon votre confort. Il n’existe pas de rythme établi propre aux points-gâchettes.
Progression
Réintroduisez une activité provocante à la fois, à mesure que la marche et les symptômes du lendemain matin s’apaisent.
Quand arrêter ou réévaluer
Abandonnez les positions qui augmentent la douleur. N’utilisez pas de rouleau ferme ni de pression prolongée avec une balle sur le grand trochanter douloureux.
Données et limites
L’éducation à la gestion de la charge faisait partie d’un programme efficace contre la tendinopathie fessière. Son effet indépendant, ainsi que son intérêt pour une sensibilité musculaire isolée, restent incertains.

Exercice et rééducation

Commencer un travail tolérable des abducteurs de la hanche[7]

Quand l’envisager. Une région latérale de la hanche qui tolère une contraction douce mais reste trop irritable pour des exercices répétés sur une jambe.

Allongez-vous sur le dos, genoux fléchis et pieds écartés. Avec un élastique léger en boucle placé au-dessus des genoux, poussez doucement les genoux vers l’extérieur sans bouger le bassin et sans les laisser tomber vers l’intérieur. Faites un effort léger et respirez normalement.

Dosage et réévaluation
Exemple de départ : 4 maintiens doux de 10 à 20 secondes, avec repos, une fois par jour. Il s’agit d’un exemple de rééducation régionale, et non d’un protocole validé pour les points-gâchettes du moyen ou du petit fessier.
Progression
Augmentez l’effort confortable avant d’ajouter des répétitions ou une résistance ; passez à l’abduction debout lorsque le lendemain matin n’est pas pire.
Quand arrêter ou réévaluer
Réduisez la charge si le sommeil ou la douleur du lendemain s’aggravent. Arrêtez en cas de douleur vive à l’aine, de fourmillements qui s’étendent ou de nouvelle faiblesse.
Données et limites
L’exercice est bénéfique en cas de tendinopathie fessière confirmée, mais aucun type de contraction ni cette dose précise n’a été établi comme supérieur pour les points-gâchettes.

Exercice et rééducation

Développer la capacité à la marche et à la montée de marches[7][5]

Quand l’envisager. Symptômes en voie d’amélioration, avec des difficultés persistantes dans les escaliers, lors de marches plus longues ou de tâches sur une jambe.

En vous tenant à un plan de travail, entraînez-vous à monter lentement sur une marche basse. Gardez confortable le genou qui travaille et évitez une forte inclinaison du tronc ; utilisez la rampe si nécessaire. Associez à cela des marches sur terrain plat, arrêtées avant l’apparition d’une boiterie marquée.

Dosage et réévaluation
Exemple : 1 à 2 séries de 6 à 8 montées de marche, un jour sur deux, plus une courte marche confortable. Adaptez selon votre capacité de départ ; ce n’est pas le protocole publié de l’essai.
Progression
Augmentez un seul paramètre (répétitions, hauteur de marche ou durée de marche) après plusieurs séances bien tolérées, en surveillant les symptômes de la nuit et du lendemain.
Quand arrêter ou réévaluer
Arrêtez si l’appui devient vivement douloureux, si la jambe se dérobe à plusieurs reprises ou si les symptômes s’accumulent d’un jour à l’autre.
Données et limites
Applique les principes de mise en charge progressive issus de la rééducation régionale de la hanche. Cet exercice sollicite l’ensemble du membre inférieur ; il ne relâche pas sélectivement un muscle profond et ne prouve pas quel tissu est à l’origine de la douleur.

Soins dispensés par un professionnel de santé

Plasma riche en plaquettes (PRP) pour une douleur persistante des tendons fessiers[8][9][7]

Quand l’envisager. Tendinopathie fessière ou syndrome douloureux du grand trochanter persistant et évalué cliniquement, lorsque le PRP est envisagé après examen du programme de mise en charge et d’une éventuelle rupture tendineuse.

Passer en revue les constatations sur le tendon et la bourse séreuse, la rééducation déjà suivie et l’activité la plus touchée. Discuter des essais d’injection contradictoires, du coût et des contraintes prévisibles, ainsi que de la possibilité de poursuivre ou d’adapter la prise en charge active avant de décider d’un PRP.

Dosage et réévaluation
L’essai de 2018 a comparé une injection de PRP intratendineuse guidée par échographie à une injection de corticoïde. L’essai contre placebo de 2025 ciblait la bourse trochantérienne et le tendon du moyen fessier. Toute procédure ultérieure doit faire suite à un bilan de la réponse clinique.
Progression
Suivre la douleur en position couchée sur le côté, la tolérance à la marche ou aux escaliers et la fonction de la hanche. Si une procédure est choisie, réévaluer le bénéfice utile sur 6 à 12 semaines puis à six mois, tout en maintenant un programme de mise en charge adapté.
Quand arrêter ou réévaluer
Avant une procédure, réévaluer une faiblesse qui s’aggrave, une boiterie qui s’accentue ou une nouvelle impossibilité de prendre appui. Après une injection, une fièvre, une rougeur qui s’étend ou une douleur qui augmente rapidement nécessitent un avis médical rapide.
Données et limites
Un essai de 80 personnes a donné l’avantage au PRP par rapport au corticoïde pour la fonction de la hanche à 12 semaines. Un essai ultérieur contre placebo, chez 79 patients atteints d’un syndrome douloureux du grand trochanter réfractaire, n’a pas montré de bénéfice supplémentaire significatif du PRP riche en leucocytes jusqu’à six mois. Les cibles et les comparateurs différents limitent la comparaison directe ; les données actuelles ne justifient pas une cure systématique de PRP pour ce syndrome et n’établissent pas d’effet isolé sur le moyen ou le petit fessier.

Soins dispensés par un professionnel de santé

Recourir à un programme de rééducation adapté, tendineux ou musculaire[7][5]

Quand l’envisager. Douleur latérale persistante de la hanche, boiterie importante, faiblesse postopératoire ou incertitude entre une origine tendineuse et musculaire.

Un kinésithérapeute cartographie le siège de la douleur, mesure la force des abducteurs ainsi que la fonction à la marche et dans les escaliers, puis choisit une mise en charge tolérable et des changements d’activité. Une rupture tendineuse importante suspectée est évaluée médicalement avant toute progression.

Dosage et réévaluation
La fréquence des consultations dépend des besoins. L’essai LEAP a utilisé 14 séances supervisées sur huit semaines ; c’est un programme d’étude, et non une prescription obligatoire.
Progression
Passer d’une mise en charge assistée aux exigences pertinentes (escaliers, port de charges ou sport) une fois que la fonction de départ s’améliore.
Quand arrêter ou réévaluer
Réévaluer si la douleur ou la faiblesse s’aggravent, ou si les progrès ne se retrouvent pas dans les activités quotidiennes ; éviter une série indéfinie de traitements passifs.
Données et limites
L’éducation associée à l’exercice dispose de preuves directes pour la tendinopathie fessière persistante. Elle ne valide pas le relâchement manuel des points-gâchettes et ne garantit pas le même résultat pour une douleur musculaire isolée.

Réévaluation et suivi

  • Suivre séparément les réveils nocturnes en position couchée sur le côté, la durée de marche et la douleur dans les escaliers.
  • Répéter l’abduction contre résistance dans la même position et une tâche d’appui sur une jambe ; consigner la force, la douleur et le soutien nécessaire.
  • S’appuyer sur les symptômes du lendemain matin pour ajuster l’entraînement, plutôt que sur la sensibilité juste après un massage.
  • Une faiblesse majeure persistante, une perte de la capacité à prendre appui ou de nouveaux symptômes à l’aine ou neurologiques doivent faire rouvrir le diagnostic différentiel.

Données et sources

  1. Ramon et al. Focused Shockwave Treatment for Greater Trochanteric Pain Syndrome: A Multicenter, Randomized, Controlled Clinical Trial

    2020 · Essai clinique randomisé

    103 patients atteints d’un syndrome douloureux du grand trochanter ; trois séances hebdomadaires d’ondes de choc focalisées avec exercices, contre un traitement simulé de faible énergie avec exercices. Douleur de 2,0 contre 4,7/10 à 2 mois, à partir de 6,3 dans les deux groupes ; suivi fonctionnel jusqu’à 6 mois. Données portant sur le tendon et ce syndrome, et non sur l’efficacité d’un point musculaire isolé.

  2. Brennan et al. Dry Needling Versus Cortisone Injection in the Treatment of Greater Trochanteric Pain Syndrome

    2017 · Essai clinique randomisé

    43 personnes (50 hanches) ; puncture sèche non inférieure à l’infiltration de cortisone pour la douleur et la fonction spécifique au patient à 6 semaines. Petit essai avec comparateur actif ; pas de comparaison avec les exercices seuls ni de déduction propre à un muscle.

  3. International Consensus on Diagnostic Criteria and Clinical Considerations of Myofascial Trigger Points: A Delphi Study

    2018 · Consensus d’experts par méthode Delphi

    Critères d’experts et reconnaissance de la douleur habituelle ; pas d’étalon diagnostique de référence ni de carte fixe des douleurs projetées.

  4. Anatomy, Bony Pelvis and Lower Limb, Hip

    2023 · Référence d’anatomie clinique

    Insertions, rapports musculaires et examen régional ; l’anatomie ne désigne pas à elle seule la structure responsable de la douleur.

  5. Hip Pain in Adults: Evaluation and Differential Diagnosis

    2021 · Revue clinique professionnelle

    Diagnostic différentiel régional entre hanche, rachis lombaire et région fessière postérieure ; les constatations de l’examen doivent être interprétées ensemble.

  6. Utility of clinical tests to diagnose MRI-confirmed gluteal tendinopathy in patients presenting with lateral hip pain

    2017 · Étude diagnostique

    65 participants avec douleur latérale de la hanche ; l’IRM comme référence et la petite taille de l’échantillon limitent le degré de certitude. Les tests concernent la tendinopathie, et non les points-gâchettes musculaires.

  7. Education plus exercise versus corticosteroid injection use versus a wait and see approach on global outcome and pain from gluteal tendinopathy

    2018 · Essai clinique randomisé

    204 adultes atteints d’une tendinopathie fessière persistante, confirmée cliniquement et par IRM. L’étude soutient l’éducation associée à l’exercice pour cette affection, et non le relâchement des points-gâchettes.

  8. Efficacy of Platelet-Rich Plasma Versus Placebo for the Treatment of Greater Trochanteric Pain Syndrome: A Double-Blinded Randomized Controlled Trial

    2025 · Essai randomisé contrôlé contre placebo

    79 patients analysés atteints d’un syndrome douloureux du grand trochanter réfractaire, dû à une bursite et/ou à une tendinopathie fessière. Le PRP riche en leucocytes, injecté sous échographie dans la bourse trochantérienne et le tendon du moyen fessier, n’a pas été significativement supérieur au placebo ; la conclusion contrôlée couvre six mois. Il s’agit d’une intervention régionale sur le tendon et la bourse, et non d’une puncture ciblant un muscle isolé.

  9. The Effectiveness of Platelet-Rich Plasma Injections in Gluteal Tendinopathy: A Randomized, Double-Blind Controlled Trial Comparing a Single Platelet-Rich Plasma Injection With a Single Corticosteroid Injection

    2018 · Essai randomisé avec comparateur actif

    80 participants atteints d’une tendinopathie fessière chronique diagnostiquée cliniquement et radiologiquement ; ruptures de pleine épaisseur exclues. Une injection unique de PRP intratendineuse sous échographie contre une injection unique de corticoïde ; le mHHS favorisait le PRP à 12 semaines, sans différence significative à deux ou six semaines. Pas de comparateur placebo.

  10. Low back pain and sciatica in over 16s: assessment and management

    2020 · Recommandation de pratique clinique

    Évaluation, maintien de l’activité, imagerie sélective et thérapie manuelle au sein d’un programme d’exercices.

  11. Approach to Musculoskeletal Examination

    2021 · Manuel d’examen clinique

    Techniques d’examen régional ; les constatations générales sur le mouvement et la force ne sont pas des tests diagnostiques de points-gâchettes.

Points-gâchettes associés