Accéder au contenu principal
Aller au contenu principal
Atlas · Hanche

Petit Fessier

Le petit fessier se situe sous le moyen fessier et aide à contrôler la hanche pendant la marche. Une gêne profonde sur le côté de la hanche peut provenir d’un muscle, d’un tendon, d’une articulation ou d’une affection d’origine nerveuse. Comme la pression en surface ne permet pas d’isoler ce muscle de façon fiable, une carte de douleur dans la jambe ou un point profondément sensible ne suffit pas à diagnostiquer un point-gâchette du petit fessier.

Petit Fessier
Région anatomique
Hanche
Points-gâchettes
5
documentés dans ce muscle
Symptômes fréquents
4
profils répertoriés
Causes fréquentes
4
facteurs contributifs

Vue d’ensemble du muscle

Symptômes et premières mesures

Premières mesures pratiques

  • Choisissez une position de sommeil qui évite la pression directe sur le côté de la hanche et qui soutient la jambe du dessus.
  • Faites des marches plus courtes mais confortables, avec un renforcement doux des abducteurs de la hanche, avant des tâches plus difficiles sur une jambe.
  • N’essayez pas d’atteindre le petit fessier avec une forte pression exercée par une balle, et n’attribuez pas à une « pseudo-sciatique » des symptômes qui s’étendent dans la jambe sans examen.

Quand demander une évaluation

  • Rendez-vous aux urgences en cas de nouvelle rétention urinaire ou de perte du contrôle de la vessie, d’engourdissement en selle (région du périnée) ou de faiblesse des jambes qui s’aggrave rapidement. Un nouveau pied tombant ou un engourdissement persistant nécessite une évaluation rapide.
  • Un mollet douloureux et gonflé nécessite une évaluation urgente à la recherche d’une thrombose (caillot sanguin) ; une douleur thoracique ou un essoufflement soudain nécessite des soins d’urgence.
  • Consultez rapidement en cas de symptômes distaux persistants dans la jambe, de faiblesse importante, de douleur à l’aine ou d’impossibilité de prendre appui.

Les tendons du moyen et du petit fessier donnent un tableau similaire sur le côté de la hanche, alors que le petit fessier est trop profond pour une palpation de surface isolée et fiable. Une brûlure ou un engourdissement qui descend dans la jambe nécessite un dépistage neurologique, même si la pression sur la hanche reproduit la douleur.

Examen, palpation et données thérapeutiques

Vue d’ensemble illustrée

Petit Fessier

Le bleu met le muscle en évidence. Les croix indiquent des emplacements représentatifs de points-gâchettes ; les zones ombrées montrent où une douleur projetée peut être ressentie. Ces exemples ne correspondent pas un à un aux points numérotés ci-dessous. Les schémas varient et ne permettent pas de diagnostiquer la cause de la douleur.

Les légendes de l’image sont en anglais.

Vue d’ensemble illustrée

Gluteus Minimus · Anatomy 1

Anatomical view of the illustrated muscle.

Les légendes de l’image sont en anglais.

Ouvrir l’image en taille réelle

Points-gâchettes

1. TrP1

Localisation. Face latérale profonde de la hanche, sous le moyen fessier

Carte des points-gâchettes
Petit Fessier — Gluteus Minimus · Trigger-point examples 1Ouvrir l’image en taille réelle

Illustration régionale du muscle ; elle ne correspond pas à une carte individuelle du point-gâchette numéroté sélectionné.

Carte de la douleur projetée
Petit Fessier — Gluteus Minimus · Referred-pain pattern 1Ouvrir l’image en taille réelle

Illustration régionale du muscle ; elle ne correspond pas à une carte individuelle du point-gâchette numéroté sélectionné.

Douleur projetée. Côté de la hanche, face externe de la cuisse, jambe inférieure

Projection douloureuse

  • Côté de la hanche
  • Face externe de la cuisse
  • Face externe du genou
  • Jambe inférieure externe
  • Cheville
  • Fesse

Comment cette douleur se manifeste

Souvent décrite pendant la mise en charge ; l’examen doit distinguer la douleur du tendon trochantérien d’une douleur de l’aine ou d’origine lombaire. La douleur projetée peut chevaucher des tableaux articulaires et neurologiques ; la répartition seule ne permet pas d’identifier le petit fessier.

Témoignages de patients

  • Douleur profonde sur le côté de la hanche
  • Douleur sourde de la face externe de la cuisse accompagnant les symptômes de la hanche
  • Douleur à la marche
  • Douleur en position couchée sur la hanche

Facteurs aggravants

  • Marche
  • Course à pied
  • Appui monopodal
  • Décubitus latéral du côté atteint
  • Station debout prolongée
Voir les exercices associés (11)

Symptômes décrits par les patients

Douleur sourde profonde sur le côté de la hanche Souvent décrite pendant la mise en charge ; l’examen doit distinguer la douleur du tendon trochantérien d’une douleur de l’aine ou d’origine lombaire.

Douleur de la cuisse accompagnant la douleur de hanche La douleur projetée peut chevaucher des tableaux articulaires et neurologiques ; la répartition seule ne permet pas d’identifier le petit fessier.

Limitation à la marche ou dans les escaliers Une boiterie ou une moindre tolérance à l’appui sur une jambe traduit un problème régional de mise en charge, et non un signe spécifique de point-gâchette.

Douleur en position couchée sur le côté Une tendinopathie fessière sensible à la compression est une possibilité importante, en particulier en cas de sensibilité trochantérienne localisée.

Causes fréquentes

Une reprise rapide de marches plus longues L’ensemble du système des abducteurs de la hanche peut avoir besoin d’être reconstruit progressivement après une période d’inactivité.

Des côtes répétées ou un terrain irrégulier Des tâches d’appui plus exigeantes peuvent révéler une capacité limitée ; elles ne prouvent pas une lésion du petit fessier.

Une mise en charge du tendon sensible à la compression Dormir avec la hanche tirée vers l’intérieur ou rester longtemps assis jambes croisées peut aggraver les symptômes du tendon.

Une opération de la hanche ou une atteinte articulaire associée Elles peuvent modifier la force et la tolérance à la marche, et nécessitent une évaluation individualisée.

Pour les professionnels de santé et la formation supervisée

Référence clinique

Servez-vous de la carte pour orienter l’examen ; consignez la répartition réelle de la douleur habituelle, en parallèle des constatations sur le mouvement, la mise en charge et l’état neurologique.

Anatomie et palpation

Rapports anatomiques

Le petit fessier naît de la face externe de l’ilium, entre les lignes glutéales antérieure et inférieure, et s’insère sur la partie antérieure du grand trochanter, en rapport avec la capsule de la hanche. Il se situe sous le moyen fessier et participe à l’abduction, au contrôle du bassin et à la rotation de la hanche.[4]

  • La crête iliaque et le grand trochanter permettent de s’orienter sur le côté de la hanche, mais ni l’un ni l’autre n’indique un corps musculaire superficiel isolé du petit fessier.
  • Le tendon rejoint la facette antérieure du grand trochanter, à côté du tendon du moyen fessier et de la capsule articulaire.

Structures voisines. Le moyen fessier recouvre le muscle, avec les éléments neurovasculaires glutéaux supérieurs entre les couches. La capsule de la hanche et les tendons fessiers sont proches ; le nerf sciatique se trouve dans la région fessière profonde postérieure.

Palpation

Position du patient. Allongé sur le côté confortable, hanche et jambe symptomatiques soutenues près de la position neutre.

Repérer les structures anatomiques

  • Repérer la crête iliaque et le grand trochanter ; séparer la région du tendon trochantérien de la large zone de tissus mous latéraux supérieurs.
  • Garder à l’esprit que l’on rencontre le moyen fessier avant le petit fessier.

Déroulement de l’examen

  1. Réaliser un examen régional doux, en demandant si la douleur habituelle est reconnue.
  2. Évaluer la région latérale du tendon et le moyen fessier voisin, plutôt que d’augmenter la force pour prétendre atteindre le petit fessier. L’imagerie peut aider à évaluer une atteinte du tendon lorsque la situation clinique l’indique.

Consigner les constatations

  • Consigner une sensibilité profonde comme une sensibilité régionale, en décrivant les symptômes locaux ou qui s’étendent.
  • L’absence de bande palpable avec certitude laisse l’hypothèse du point-gâchette incertaine ; une hanche sensible peut tout de même bénéficier d’une prise en charge régionale appropriée.

Limites et précautions

  • La palpation de surface n’isole pas de façon fiable le petit fessier et ne permet pas d’attribuer des points-gâchettes antérieur et postérieur distincts.
  • Ne pas appuyer derrière le trochanter en direction de l’ischion pour chercher à reproduire une douleur irradiant dans la jambe.
  • Arrêter en cas de fourmillements ou de douleur fulgurante ; ne pas y voir la preuve d’un relâchement réussi.
[4][3]

Examen et tests

3

Abduction de la hanche contre résistance[6][5][11]

Évaluer l’ensemble muscle-tendon latéral de la hanche et distinguer un effort limité par la douleur d’une faiblesse importante.

Position
Allongé sur le côté opposé, jambe symptomatique au-dessus, hanche proche de la position neutre et bassin soutenu ; une variante sur le dos est possible si la position latérale est douloureuse.
Technique
Le professionnel de santé stabilise le bassin et oppose progressivement une résistance à l’élévation de la jambe du dessus, à l’écart de la ligne médiane. Comparer avec l’autre côté le siège de la douleur, la force et les compensations du tronc.
Résultat positif
La douleur latérale habituelle de la hanche est reproduite, ou la force est nettement diminuée dans des conditions comparables.
Interprétation
Une douleur trochantérienne à l’effort fait suspecter une tendinopathie fessière ; une faiblesse importante conduit à rechercher une rupture tendineuse ou une atteinte neurologique.
Limites
Le moyen fessier, le petit fessier et d’autres muscles y contribuent. La douleur peut inhiber la force. Ce test ne permet ni d’isoler le petit fessier, ni d’identifier un point-gâchette, ni de prouver une rupture.

Appui sur une jambe et observation du signe de Trendelenburg[6][5]

Distinguer une douleur latérale habituelle de la hanche sous charge d’une difficulté distincte à contrôler le bassin.

Position
Debout à côté d’un plan de travail, avec un professionnel de santé prêt à prévenir une chute.
Technique
Lever l’autre pied et rester sur la jambe symptomatique jusqu’à 30 secondes si c’est toléré. Noter la douleur habituelle et son moment d’apparition, la bascule du bassin, l’inclinaison du tronc et le soutien nécessaire. Répéter sur l’autre jambe.
Résultat positif
Une douleur latérale de la hanche pendant le maintien constitue la réponse de provocation douloureuse. Une bascule du bassin du côté opposé ou une inclinaison marquée du tronc est une observation fonctionnelle distincte.
Interprétation
La douleur aide à évaluer un tableau de tendinopathie fessière. La bascule du bassin révèle un problème de sollicitation des abducteurs à explorer, ainsi qu’un repère fonctionnel de départ à réévaluer.
Limites
Le protocole de 30 secondes a été étudié dans une petite cohorte de patients symptomatiques, avec l’IRM comme référence. L’équilibre, la douleur, une atteinte de la hanche et des facteurs neurologiques influencent le résultat ; la bascule du bassin n’est pas un signe de point-gâchette.

Rotation de la hanche avec dépistage neurologique lombaire et du membre inférieur[5][11][10]

Distinguer un tableau lié aux abducteurs de la hanche d’une douleur de jambe d’origine articulaire ou nerveuse.

Position
Allongé sur le dos pour la rotation passive de la hanche ; debout ou assis pour le mouvement lombaire et l’examen neurologique.
Technique
Comparer la rotation passive de la hanche, puis évaluer si le mouvement lombaire modifie la plainte dans la jambe. Un professionnel de santé compare la sensibilité, les réflexes et la force, y compris les mouvements de la cheville et des orteils.
Résultat positif
Douleur à l’aine avec rotation passive limitée, ou signes objectifs sensitifs, réflexes ou de force accompagnant la plainte dans la jambe.
Interprétation
Des signes d’atteinte articulaire orientent vers un bilan de la hanche ; des signes neurologiques réorientent l’attention vers une origine lombaire ou nerveuse périphérique.
Limites
Un dépistage normal atténue certaines inquiétudes mais ne prouve pas l’existence de points-gâchettes du petit fessier. Une faiblesse des abducteurs peut coexister avec une atteinte articulaire, tendineuse ou nerveuse.

Distinguer les autres causes

Douleur ou rupture d’un tendon fessier[6][5]

Constatations pertinentes. Sensibilité osseuse latérale, douleur en position couchée sur le côté et douleur ou faiblesse à l’abduction ; une boiterie importante et persistante fait craindre davantage qu’une simple sensibilité musculaire.

Étape suivante. Évaluer ensemble les tendons et la force ; envisager une imagerie ciblée lorsqu’une rupture est suspectée ou si une rééducation adaptée échoue.

Radiculopathie lombaire ou neuropathie périphérique[10][11]

Constatations pertinentes. Brûlure persistante, engourdissement, symptômes du pied, modification des réflexes ou faiblesse selon une distribution neurologique.

Étape suivante. Organiser un examen neurologique. Ne pas différer l’évaluation en tentant un massage plus profond.

Atteinte de l’articulation de la hanche[5]

Constatations pertinentes. Douleur à l’aine, rotation passive limitée et douloureuse, ou accrochage en montant dans une voiture.

Étape suivante. Évaluer la mobilité articulaire et la mise en charge, et choisir les examens selon la pathologie suspectée.

Thrombose veineuse profonde lorsque des symptômes du mollet sont présents[12]

Constatations pertinentes. Gonflement récent et unilatéral du mollet ou de la cuisse, avec chaleur et sensibilité, en particulier après une immobilisation ou une opération.

Étape suivante. Demander une évaluation médicale urgente ; éviter le massage. Un essoufflement ou une douleur thoracique nécessite des soins d’urgence.

Choix et progression du traitement

Soins dispensés par un professionnel de santé

Ondes de choc focalisées pour une douleur persistante des tendons fessiers / syndrome douloureux du grand trochanter[1]

Quand l’envisager. Douleur latérale persistante de la hanche évaluée comme une tendinopathie fessière ou un syndrome douloureux du grand trochanter, en particulier lorsque la prise en charge par mise en charge progressive n’a pas suffi.

Le professionnel de santé repère la région symptomatique du tendon ou du trochanter et applique des ondes de choc focalisées, en parallèle d’un programme de mise en charge progressive. Une sensibilité limitée au corps musculaire ne suffit pas à retenir cette voie centrée sur le tendon.

Dosage et réévaluation
L’essai de 103 personnes a utilisé trois séances hebdomadaires associées à des exercices ; cette série décrit celle de l’essai et n’établit pas de dose optimale.
Progression
Faire le point vers 6 à 8 semaines sur la douleur nocturne, la position couchée sur le côté et la fonction à la marche et dans les escaliers ; poursuivre la mise en charge progressive du tendon selon la tolérance.
Quand arrêter ou réévaluer
Réévaluer avant de poursuivre en cas de faiblesse marquée des abducteurs, de nouvelle impossibilité de prendre appui ou d’aggravation de la fonction.
Données et limites
À 2 mois, la douleur moyenne était de 2,0/10 après ondes de choc focalisées contre 4,7 après un traitement simulé de faible énergie, à partir de 6,3 dans les deux groupes ; les résultats fonctionnels étaient en général en faveur du traitement jusqu’à 6 mois. Ces résultats concernent le syndrome douloureux du grand trochanter, et non un relâchement sélectif de points-gâchettes du moyen ou du petit fessier.

Soins dispensés par un professionnel de santé

Puncture sèche comme alternative interventionnelle pour un syndrome douloureux du grand trochanter évalué[2]

Quand l’envisager. Syndrome douloureux latéral de la hanche diagnostiqué, lorsque le patient et le professionnel de santé envisagent la puncture sèche ou une infiltration de corticoïde.

Discuter d’un essai limité de puncture sèche, ciblé d’après un examen régional de la hanche, tout en poursuivant la gestion de la charge. L’essai n’a pas isolé un muscle fessier précis ni établi de réparation du tendon.

Dosage et réévaluation
Dans ce petit essai, le traitement et l’observation ont duré six semaines ; aucun nombre universel de séances n’en est déduit.
Progression
Vérifier entre 3 et 6 semaines une tâche choisie par le patient, comme les escaliers ou la marche, puis décider si d’autres procédures apportent un bénéfice utile supplémentaire.
Quand arrêter ou réévaluer
Réévaluer en cas d’augmentation durable de la douleur, de nouveaux symptômes neurologiques ou d’une faiblesse qui s’aggrave.
Données et limites
Chez 43 personnes (50 hanches), la puncture sèche a respecté la marge de non-infériorité prédéfinie par rapport à l’infiltration de cortisone pour la douleur et la fonction à six semaines. Elle n’a pas été comparée aux exercices seuls et n’établit pas de supériorité durable.

Autosoins et activité

Réduire la compression douloureuse du côté de la hanche[7]

Quand l’envisager. Douleur du côté externe de la hanche aggravée par la position couchée sur le côté, les jambes croisées ou l’appui déhanché sur une seule hanche, en particulier en cas de suspicion de tendinopathie.

Essayez de vous allonger sur le dos, ou sur le côté confortable avec un oreiller qui soutient les deux genoux et les deux chevilles. Empêchez la hanche douloureuse du dessus de retomber au-delà de la ligne médiane. Interrompez les longues stations debout en appui sur une jambe et raccourcissez temporairement les séances douloureuses en côte ou dans les escaliers.

Dosage et réévaluation
À utiliser pendant les activités qui provoquent la douleur et pendant le sommeil ; choisissez les changements selon votre confort. Il n’existe pas de rythme établi propre aux points-gâchettes.
Progression
Réintroduisez une activité provocante à la fois, à mesure que la marche et les symptômes du lendemain matin s’apaisent.
Quand arrêter ou réévaluer
Abandonnez les positions qui augmentent la douleur. N’utilisez pas de rouleau ferme ni de pression prolongée avec une balle sur le grand trochanter douloureux.
Données et limites
L’éducation à la gestion de la charge faisait partie d’un programme efficace contre la tendinopathie fessière. Son effet indépendant, ainsi que son intérêt pour une sensibilité musculaire isolée, restent incertains.

Exercice et rééducation

Commencer un travail tolérable des abducteurs de la hanche[7]

Quand l’envisager. Une région latérale de la hanche qui tolère une contraction douce mais reste trop irritable pour des exercices répétés sur une jambe.

Allongez-vous sur le dos, genoux fléchis et pieds écartés. Avec un élastique léger en boucle placé au-dessus des genoux, poussez doucement les genoux vers l’extérieur sans bouger le bassin et sans les laisser tomber vers l’intérieur. Faites un effort léger et respirez normalement.

Dosage et réévaluation
Exemple de départ : 4 maintiens doux de 10 à 20 secondes, avec repos, une fois par jour. Il s’agit d’un exemple de rééducation régionale, et non d’un protocole validé pour les points-gâchettes du moyen ou du petit fessier.
Progression
Augmentez l’effort confortable avant d’ajouter des répétitions ou une résistance ; passez à l’abduction debout lorsque le lendemain matin n’est pas pire.
Quand arrêter ou réévaluer
Réduisez la charge si le sommeil ou la douleur du lendemain s’aggravent. Arrêtez en cas de douleur vive à l’aine, de fourmillements qui s’étendent ou de nouvelle faiblesse.
Données et limites
L’exercice est bénéfique en cas de tendinopathie fessière confirmée, mais aucun type de contraction ni cette dose précise n’a été établi comme supérieur pour les points-gâchettes.

Exercice et rééducation

Développer la capacité à la marche et à la montée de marches[7][5]

Quand l’envisager. Symptômes en voie d’amélioration, avec des difficultés persistantes dans les escaliers, lors de marches plus longues ou de tâches sur une jambe.

En vous tenant à un plan de travail, entraînez-vous à monter lentement sur une marche basse. Gardez confortable le genou qui travaille et évitez une forte inclinaison du tronc ; utilisez la rampe si nécessaire. Associez à cela des marches sur terrain plat, arrêtées avant l’apparition d’une boiterie marquée.

Dosage et réévaluation
Exemple : 1 à 2 séries de 6 à 8 montées de marche, un jour sur deux, plus une courte marche confortable. Adaptez selon votre capacité de départ ; ce n’est pas le protocole publié de l’essai.
Progression
Augmentez un seul paramètre (répétitions, hauteur de marche ou durée de marche) après plusieurs séances bien tolérées, en surveillant les symptômes de la nuit et du lendemain.
Quand arrêter ou réévaluer
Arrêtez si l’appui devient vivement douloureux, si la jambe se dérobe à plusieurs reprises ou si les symptômes s’accumulent d’un jour à l’autre.
Données et limites
Applique les principes de mise en charge progressive issus de la rééducation régionale de la hanche. Cet exercice sollicite l’ensemble du membre inférieur ; il ne relâche pas sélectivement un muscle profond et ne prouve pas quel tissu est à l’origine de la douleur.

Soins dispensés par un professionnel de santé

Plasma riche en plaquettes (PRP) pour une douleur persistante des tendons fessiers[8][9][7]

Quand l’envisager. Tendinopathie fessière ou syndrome douloureux du grand trochanter persistant et évalué cliniquement, lorsque le PRP est envisagé après examen du programme de mise en charge et d’une éventuelle rupture tendineuse.

Passer en revue les constatations sur le tendon et la bourse séreuse, la rééducation déjà suivie et l’activité la plus touchée. Discuter des essais d’injection contradictoires, du coût et des contraintes prévisibles, ainsi que de la possibilité de poursuivre ou d’adapter la prise en charge active avant de décider d’un PRP.

Dosage et réévaluation
L’essai de 2018 a comparé une injection de PRP intratendineuse guidée par échographie à une injection de corticoïde. L’essai contre placebo de 2025 ciblait la bourse trochantérienne et le tendon du moyen fessier. Toute procédure ultérieure doit faire suite à un bilan de la réponse clinique.
Progression
Suivre la douleur en position couchée sur le côté, la tolérance à la marche ou aux escaliers et la fonction de la hanche. Si une procédure est choisie, réévaluer le bénéfice utile sur 6 à 12 semaines puis à six mois, tout en maintenant un programme de mise en charge adapté.
Quand arrêter ou réévaluer
Avant une procédure, réévaluer une faiblesse qui s’aggrave, une boiterie qui s’accentue ou une nouvelle impossibilité de prendre appui. Après une injection, une fièvre, une rougeur qui s’étend ou une douleur qui augmente rapidement nécessitent un avis médical rapide.
Données et limites
Un essai de 80 personnes a donné l’avantage au PRP par rapport au corticoïde pour la fonction de la hanche à 12 semaines. Un essai ultérieur contre placebo, chez 79 patients atteints d’un syndrome douloureux du grand trochanter réfractaire, n’a pas montré de bénéfice supplémentaire significatif du PRP riche en leucocytes jusqu’à six mois. Les cibles et les comparateurs différents limitent la comparaison directe ; les données actuelles ne justifient pas une cure systématique de PRP pour ce syndrome et n’établissent pas d’effet isolé sur le moyen ou le petit fessier.

Soins dispensés par un professionnel de santé

Adapter la rééducation au problème régional confirmé[7][5]

Quand l’envisager. Douleur profonde persistante de la hanche ou de la jambe, en particulier lorsque l’origine reste incertaine.

Un professionnel de santé compare la mobilité de la hanche, la force des abducteurs, la marche et les constatations neurologiques. Élaborer un programme de mise en charge régional lorsque cela est approprié ; traiter une atteinte articulaire, tendineuse ou nerveuse pour elle-même plutôt que de tenter à répétition un relâchement profond du petit fessier.

Dosage et réévaluation
Prévoir un essai défini, avec un point de réévaluation fondé sur la sévérité des symptômes et les objectifs fonctionnels ; aucun calendrier de consultations ni de puncture propre au petit fessier n’est validé ici.
Progression
Faire progresser la marche à plat, les escaliers et le port de charges seulement à mesure que les symptômes et la force s’améliorent ; respecter toute restriction chirurgicale.
Quand arrêter ou réévaluer
Réévaluer si des symptômes distaux, une faiblesse ou la boiterie s’aggravent, ou si le traitement local n’améliore pas l’activité choisie.
Données et limites
La rééducation des tendons fessiers est étayée par des essais comparatifs. Ces données ne peuvent pas être transposées en une affirmation selon laquelle des points-gâchettes profonds du petit fessier auraient été diagnostiqués ou éliminés.

Réévaluation et suivi

  • Suivre séparément la douleur de hanche et l’extension maximale des symptômes dans la jambe ; inclure l’engourdissement et la faiblesse.
  • Répéter la durée de marche confortable et la même tâche de montée de marche avec appui, en notant la boiterie et l’aide nécessaire.
  • Comparer la force des abducteurs et la rotation passive de la hanche dans les mêmes conditions, plutôt que de juger les progrès à la pression tolérée.
  • Rouvrir le diagnostic différentiel en cas de gonflement du mollet, de symptômes neurologiques qui progressent, de nouvelle douleur à l’aine ou de faiblesse marquée persistante.

Données et sources

  1. Ramon et al. Focused Shockwave Treatment for Greater Trochanteric Pain Syndrome: A Multicenter, Randomized, Controlled Clinical Trial

    2020 · Essai clinique randomisé

    103 patients atteints d’un syndrome douloureux du grand trochanter ; trois séances hebdomadaires d’ondes de choc focalisées avec exercices, contre un traitement simulé de faible énergie avec exercices. Douleur de 2,0 contre 4,7/10 à 2 mois, à partir de 6,3 dans les deux groupes ; suivi fonctionnel jusqu’à 6 mois. Données portant sur le tendon et ce syndrome, et non sur l’efficacité d’un point musculaire isolé.

  2. Brennan et al. Dry Needling Versus Cortisone Injection in the Treatment of Greater Trochanteric Pain Syndrome

    2017 · Essai clinique randomisé

    43 personnes (50 hanches) ; puncture sèche non inférieure à l’infiltration de cortisone pour la douleur et la fonction spécifique au patient à 6 semaines. Petit essai avec comparateur actif ; pas de comparaison avec les exercices seuls ni de déduction propre à un muscle.

  3. International Consensus on Diagnostic Criteria and Clinical Considerations of Myofascial Trigger Points: A Delphi Study

    2018 · Consensus d’experts par méthode Delphi

    Critères d’experts et reconnaissance de la douleur habituelle ; pas d’étalon diagnostique de référence ni de carte fixe des douleurs projetées.

  4. Anatomy, Bony Pelvis and Lower Limb, Hip

    2023 · Référence d’anatomie clinique

    Insertions, rapports musculaires et examen régional ; l’anatomie ne désigne pas à elle seule la structure responsable de la douleur.

  5. Hip Pain in Adults: Evaluation and Differential Diagnosis

    2021 · Revue clinique professionnelle

    Diagnostic différentiel régional entre hanche, rachis lombaire et région fessière postérieure ; les constatations de l’examen doivent être interprétées ensemble.

  6. Utility of clinical tests to diagnose MRI-confirmed gluteal tendinopathy in patients presenting with lateral hip pain

    2017 · Étude diagnostique

    65 participants avec douleur latérale de la hanche ; l’IRM comme référence et la petite taille de l’échantillon limitent le degré de certitude. Les tests concernent la tendinopathie, et non les points-gâchettes musculaires.

  7. Education plus exercise versus corticosteroid injection use versus a wait and see approach on global outcome and pain from gluteal tendinopathy

    2018 · Essai clinique randomisé

    204 adultes atteints d’une tendinopathie fessière persistante, confirmée cliniquement et par IRM. L’étude soutient l’éducation associée à l’exercice pour cette affection, et non le relâchement des points-gâchettes.

  8. Efficacy of Platelet-Rich Plasma Versus Placebo for the Treatment of Greater Trochanteric Pain Syndrome: A Double-Blinded Randomized Controlled Trial

    2025 · Essai randomisé contrôlé contre placebo

    79 patients analysés atteints d’un syndrome douloureux du grand trochanter réfractaire, dû à une bursite et/ou à une tendinopathie fessière. Le PRP riche en leucocytes, injecté sous échographie dans la bourse trochantérienne et le tendon du moyen fessier, n’a pas été significativement supérieur au placebo ; la conclusion contrôlée couvre six mois. Il s’agit d’une intervention régionale sur le tendon et la bourse, et non d’une puncture ciblant un muscle isolé.

  9. The Effectiveness of Platelet-Rich Plasma Injections in Gluteal Tendinopathy: A Randomized, Double-Blind Controlled Trial Comparing a Single Platelet-Rich Plasma Injection With a Single Corticosteroid Injection

    2018 · Essai randomisé avec comparateur actif

    80 participants atteints d’une tendinopathie fessière chronique diagnostiquée cliniquement et radiologiquement ; ruptures de pleine épaisseur exclues. Une injection unique de PRP intratendineuse sous échographie contre une injection unique de corticoïde ; le mHHS favorisait le PRP à 12 semaines, sans différence significative à deux ou six semaines. Pas de comparateur placebo.

  10. Low back pain and sciatica in over 16s: assessment and management

    2020 · Recommandation de pratique clinique

    Évaluation, maintien de l’activité, imagerie sélective et thérapie manuelle au sein d’un programme d’exercices.

  11. Approach to Musculoskeletal Examination

    2021 · Manuel d’examen clinique

    Techniques d’examen régional ; les constatations générales sur le mouvement et la force ne sont pas des tests diagnostiques de points-gâchettes.

  12. Deep vein thrombosis

    2024 · Information du NHS destinée aux patients

    Signes d’alerte cliniques et facteurs de risque ; une douleur du mollet ne doit pas être classée automatiquement comme une douleur projetée d’origine fessière.

Points-gâchettes associés