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Atlas · Épaule

Petit rond

Le petit rond est un petit muscle situé à l’arrière de la coiffe des rotateurs. Il aide à tourner le bras vers l’extérieur. Une douleur postérieure pendant ce mouvement ou bras levé justifie d’examiner la force de la coiffe, la mobilité articulaire et le nerf axillaire.

Petit rond
Région anatomique
Épaule
Points-gâchettes
3
documentés dans ce muscle
Symptômes fréquents
3
profils répertoriés
Causes fréquentes
3
facteurs contributifs

Vue d’ensemble du muscle

Symptômes et premières mesures

Premières mesures pratiques

  • Pendant une poussée douloureuse, diminuez les lancers rapides ou puissants.
  • Continuez à tourner doucement le bras vers l’extérieur, coude soutenu, dans une amplitude confortable.
  • La nuit, soutenez le bras si cela vous soulage.

Quand demander une évaluation

  • Une faiblesse après un traumatisme ou l’impossibilité de lever le bras nécessite une consultation rapide.
  • Faites réévaluer une douleur nocturne qui dure, une perte croissante de mobilité ou des symptômes neurologiques.

Le petit rond se trouve entre l’infra-épineux, au-dessus, et le grand rond, en dessous. Il fait partie de la coiffe des rotateurs, contrairement au grand rond.

Examen, palpation et données thérapeutiques

Vue d’ensemble illustrée

Petit rond

Le bleu met le muscle en évidence. Les croix indiquent des emplacements représentatifs de points-gâchettes ; les zones ombrées montrent où une douleur projetée peut être ressentie. Ces exemples ne correspondent pas un à un aux points numérotés ci-dessous. Les schémas varient et ne permettent pas de diagnostiquer la cause de la douleur.

Les légendes de l’image sont en anglais.

Vue d’ensemble illustrée

Teres Minor · Anatomy 1

Anatomical view of the illustrated muscle.

Les légendes de l’image sont en anglais.

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Points-gâchettes

1. TrP1

Localisation. Région du petit rond en haut du bord latéral de l’omoplate, sous l’infra-épineux

Carte des points-gâchettes
Petit rond — Carte des points-gâchettesOuvrir l’image en taille réelle

Schéma d’ensemble du muscle pouvant montrer plusieurs points-gâchettes.

Carte de la douleur projetée
Petit rond — Carte de la douleur projetéeOuvrir l’image en taille réelle

Illustration régionale du muscle ; elle ne correspond pas à une carte individuelle du point-gâchette numéroté sélectionné.

Douleur projetée. Arrière de l'épaule, vers le bras

Projection douloureuse

  • Arrière de l'épaule
  • Zone deltoïdienne
  • Arrière du bras

Comment cette douleur se manifeste

La rotation du bras vers l’extérieur ou les lancers peuvent s’accompagner d’une douleur derrière l’épaule. Comparez la mobilité et la force. Une répartition douloureuse ressemblant à celle d’une rupture de coiffe ne permet pas d’exclure cette rupture.

Témoignages de patients

  • Douleur à l'arrière de l'épaule
  • Faiblesse en tournant le bras vers l'extérieur

Facteurs aggravants

  • Rotation externe
  • Lancer
  • Atteindre au-dessus de la tête
Voir les exercices associés (11)

Symptômes décrits par les patients

Douleur en tournant le bras vers l’extérieur Précisez la position du bras et la résistance opposée au mouvement.

Gêne derrière l’épaule pendant les lancers Examinez la phase du geste concernée, sa vitesse et le volume d’entraînement.

Faiblesse persistante en rotation externe Elle demande une comparaison avec la fonction de la coiffe et du nerf axillaire.

Causes fréquentes

Lancers plus nombreux Un changement de charge peut révéler que l’épaule tolère mal cet effort.

Affection de la coiffe des rotateurs La rotation et la stabilisation de l’épaule sollicitent plusieurs muscles de la coiffe.

Luxation ou blessure par traction Le nerf axillaire peut être touché, en plus des tissus mous.

Pour les professionnels de santé et la formation supervisée

Référence clinique

Une douleur en rotation externe ne permet pas de distinguer à elle seule le petit rond de l’infra-épineux, de l’articulation ou d’une atteinte nerveuse.

Anatomie et palpation

Rapports anatomiques

Le petit rond part de la partie supérieure du bord latéral de l’omoplate et rejoint la facette inférieure du tubercule majeur de l’humérus. Son innervation dépend du nerf axillaire.[1]

  • Bord latéral de l’omoplate, sous la région de l’infra-épineux.
  • Attache postérieure de la coiffe sur l’humérus, en profondeur du deltoïde.

Structures voisines. L’espace quadrilatère est situé sous le petit rond. Il contient le nerf axillaire et les vaisseaux circonflexes huméraux postérieurs. Le grand rond se trouve plus bas.

Palpation

Position du patient. Le patient est allongé sur le côté, l’épaule détendue et le bras examiné soutenu devant lui.

Repérer les structures anatomiques

  • Repérez le bord latéral de l’omoplate en dessous de l’infra-épineux.
  • Plus bas, repérez le grand rond, qui forme une partie plus volumineuse du pli arrière de l’aisselle. Le petit rond se situe au-dessus.

Déroulement de l’examen

  1. Demandez au patient un faible effort de rotation externe. L’examinateur utilise cette contraction pour repérer la coiffe postérieure.
  2. Le patient cesse l’effort. L’examinateur palpe ensuite doucement la zone accessible du petit rond.
  3. Relevez la douleur locale que le patient reconnaît, sans explorer en profondeur l’espace arrière de l’aisselle.

Consigner les constatations

  • Une douleur à la palpation peut accompagner une douleur sous charge de la coiffe. Elle ne prouve pas que seul le petit rond fonctionne mal.

Limites et précautions

  • Interrompez la palpation en cas de signes nerveux. Ne comprimez pas la région de l’espace quadrilatère.
[1]

Examen et tests

2

Comparer les mouvements actifs et passifs avec soutien du bras[2]

Différencier la douleur produite par l’effort d’une forte restriction articulaire.

Position
Le patient lève lui-même le bras en position assise. L’examen passif se fait allongé sur le dos, bras et omoplate soutenus.
Technique
Mesurez l’élévation et la rotation externe actives. L’examinateur guide ensuite doucement les mêmes mouvements et compare la douleur habituelle et l’amplitude. Notez si l’omoplate compense dès le début du geste.
Résultat positif
Une limitation active avec une amplitude passive mieux conservée diffère d’une restriction importante des deux.
Interprétation
Une faiblesse associée à un écart marqué entre mobilité active et passive justifie un bilan de la coiffe ou des nerfs. Si la mobilité passive est globalement réduite, le bilan s’oriente vers l’articulation ou la capsule.
Limites
La douleur, les contractions de protection et la position de mesure influencent le résultat. Ces profils de mobilité n’identifient pas un point-gâchette.

Force en rotation externe, bras le long du corps[3][2]

Mesurer séparément la douleur habituelle et la force pendant un effort d’épaule défini.

Position
Le patient est assis, le coude fléchi à 90° et soutenu contre le côté du tronc, avec l’avant-bras dirigé vers l’avant.
Technique
Le patient essaie de tourner le bras vers l’extérieur sans lever le coude. L’examinateur oppose une faible résistance vers l’intérieur. Relevez séparément la force et la douleur reconnue par le patient.
Résultat positif
Douleur habituelle, force réduite ou impossibilité de maintenir la position par comparaison avec l’autre bras.
Interprétation
Une faiblesse importante conduit à examiner la coiffe postérieure et le nerf axillaire. L’infra-épineux participe également au mouvement ; le test n’isole donc pas le petit rond.
Limites
L’inhibition liée à la douleur et l’action des muscles voisins modifient la performance. Ces résultats renseignent sur la coiffe, sans confirmer un point-gâchette.

Distinguer les autres causes

Rupture de la coiffe des rotateurs[3][2]

Constatations pertinentes. Perte de force récente après un traumatisme, ou incapacité à maintenir le bras dans une position donnée par l’examinateur. Une élévation impossible malgré une meilleure mobilité passive est un autre indice.

Étape suivante. Prévoir un examen sans tarder et une imagerie si son résultat peut modifier la prise en charge.

Capsulite rétractile ou arthrite glénohumérale[2]

Constatations pertinentes. Plusieurs mouvements passifs sont limités, surtout la rotation externe. La restriction ne se résume pas à un seul effort douloureux.

Étape suivante. Examiner l’articulation, puis adapter le choix des mouvements et des charges.

Atteinte du nerf axillaire ou d’une racine nerveuse cervicale[2]

Constatations pertinentes. Faiblesse disproportionnée par rapport à la douleur, fonte musculaire visible, sensibilité modifiée ou symptômes variant avec les mouvements du cou.

Étape suivante. Effectuer un examen neurologique. Si un déficit objectivé persiste, envisager des explorations électrophysiologiques ou une imagerie.

Choix et progression du traitement

Autosoins et activité

Adapter les lancers et les activités bras levé[2]

Quand l’envisager. Douleur postérieure de l’épaule liée à la charge.

Réduisez temporairement la vitesse et le nombre de répétitions. Conservez les activités d’épaule moins exigeantes qui restent confortables.

Dosage et réévaluation
Essayez cette modification lors du geste qui déclenche la douleur. Avant de la poursuivre, évaluez son effet sur les symptômes et sur votre tolérance à ce geste.
Progression
Augmentez d’abord la distance, puis la vitesse et enfin le volume, en ne changeant qu’une variable à la fois.
Quand arrêter ou réévaluer
Diminuez l’effort si l’exacerbation se prolonge. Une faiblesse importante nouvelle, un engourdissement ou une douleur vive liée à une blessure nécessite une réévaluation.
Données et limites
Les références fournissent des repères anatomiques ou des principes de soins régionaux. L’activité et sa quantité initiale sont adaptées en pratique clinique. Leur efficacité pour le seul petit rond n’est pas démontrée par ces sources.

Exercice et rééducation

Charger progressivement la rotation externe, bras soutenu[1][2]

Quand l’envisager. Rotation conservée malgré une douleur tolérable.

Gardez le coude près du tronc et tournez l’avant-bras vers l’extérieur contre un élastique léger. Revenez doucement à la position de départ.

Dosage et réévaluation
À titre d’exemple, commencez par une série de 5–8 répétitions confortables un jour sur deux. Ajustez la quantité selon la facilité à déclencher les symptômes et la réponse du lendemain.
Progression
Augmentez l’amplitude et le nombre de répétitions avant la résistance ou le travail bras levé.
Quand arrêter ou réévaluer
Allégez la charge si la recrudescence douloureuse dure. Une nouvelle faiblesse marquée, un engourdissement ou une douleur vive après une blessure appelle un examen de contrôle.
Données et limites
Les sources étayent l’orientation anatomique ou la prise en charge de la région. L’exercice et sa quantité de départ sont des adaptations cliniques ; leur efficacité sur ce muscle isolé n’y est pas établie.

Soins dispensés par un professionnel de santé

Bilan de la coiffe et du nerf axillaire, puis rééducation encadrée[2]

Quand l’envisager. Faiblesse qui dure, lancers limités ou symptômes après une luxation.

Le praticien compare la rotation externe dans les positions tolérées, la fonction du deltoïde et la sensibilité. Il adapte ensuite les exercices en charge au déficit constaté.

Dosage et réévaluation
Essayez l’adaptation au cours de l’activité douloureuse. Évaluez son effet sur la douleur et la tolérance à l’activité avant de continuer.
Progression
Suivez la force en rotation externe et la tolérance à la reprise des lancers. Des déficits objectivés qui persistent demandent des investigations.
Quand arrêter ou réévaluer
Réduisez la charge en cas de poussée prolongée. Une faiblesse marquée d’apparition récente, un engourdissement ou une douleur vive liée à une blessure nécessite un nouvel examen.
Données et limites
Ces références décrivent l’anatomie ou orientent les soins régionaux. L’activité et son volume initial sont des adaptations cliniques, sans efficacité établie par ces sources pour le petit rond pris isolément.

Réévaluation et suivi

  • Mesurez à nouveau la force en rotation externe en gardant la même position du bras.
  • Comparez la tolérance aux lancers et relevez toute modification de la sensibilité.
  • Avant de progresser dans le travail en hauteur, vérifiez la rotation externe active avec le bras levé et soutenu au même angle. Notez toute nouvelle impossibilité de tenir cette position.

Données et sources

  1. University of Washington Muscle Atlas: Teres Minor

    2026 · Référence anatomique universitaire

    Source consultée en septembre 2026 ; l’année est celle de l’accès. Elle sert de référence pour les attaches et les actions du muscle, sans valider une carte de points ni une efficacité thérapeutique.

  2. Desmeules et al. Rotator Cuff Tendinopathy Diagnosis, Nonsurgical Medical Care, and Rehabilitation

    2025 · Recommandation de pratique clinique

    Ces recommandations concernent les adultes ayant une tendinopathie de la coiffe, y compris les ruptures partielles du tendon, mais excluent celles qui en traversent toute l’épaisseur. Elles recommandent une rééducation active et distinguent les indications des ondes de choc pour les formes calcifiantes et non calcifiantes.

  3. Jain et al. The Diagnostic Accuracy of Special Tests for Rotator Cuff Tear: The ROW Cohort Study

    2017 · Cohorte diagnostique prospective

    Cohorte de 208 participants. Les tests de force et de maintien de position contribuent au bilan d’une rupture, sans diagnostiquer un point-gâchette musculaire. Des tests négatifs du subscapulaire peuvent ne pas détecter une rupture.

Points-gâchettes associés

  • Infraspinatus
  • Teres major
  • Infra-épineux TrP1
  • Petit rond TrP1
  • Deltoïde postérieur TrP1
  • Grand rond TrP1
  • Grand dorsal TrP1
  • Sous-épineux TrP1